1809-1847

Mendelssohn préfigure, avec Schumann, la première génération romantique. Estimé de son vivant comme un compositeur de premier rang, loué comme le défenseur hors–pair de la musique de Bach et de Hændel, admiré comme chef d’orchestre et comme virtuose, aussi bien au piano qu’à l’orgue, Félix Mendelssohn attire sur lui tous les dons du ciel : il est un génie musical.

Il va profiter d’un voyage à Rome pour étudier la musique des maîtres de la Renaissance et de l’époque baroque, améliorant ainsi sa connaissance de la musique sacrée.

Robert Schumann vouait à son ami Mendelssohn une admiration sans borne. C’est d’ailleurs souvent le chef Mendelssohn qui avait l’honneur de diriger les premières des œuvres de Schumann. La musique religieuse de Mendelssohn représente de loin la partie la plus importante de son œuvre. Il peut être considéré comme le grand fondateur du style choral romantique.

 

Drei Geistliche Lieder  (1840)

Ces trois pièces pour alto, chœur et orgue comptent parmi les belles inspirations religieuses de Mendelssohn. Il s’est toujours montré sensible aux puissantes images poétiques des Psaumes et à l’universalité de leur message.

- « Lass, o Herr, mich Hilfe finden » est une mélodie partagée entre solo et chœur.

- « Deines Kind’s Gebet » prière traitée comme un simple choral aussitôt repris par le chœur. 

- « Herr, wir trau’n auf deine Güte » : cette mélodie joyeuse est accompagnée d’arpèges en croches. La reprise par le chœur est fuguée et grandiose.

 

Verleih uns Frieden gnädiglich (1831)

Il s’agit d’une prière universelle pour la paix sur les paroles de Martin Luther, d’une sim­plicité touchante. Elle inspira à Schumann ce commentaire : « Une œuvre unique dans sa beauté ; un coup d’œil sur la partition ne saurait permettre d’imaginer l’effet qu’elle peut produire… »

 

Hör mein Bitten (1844), hymne pour soprano, chœur et orgue

Adaptation du Psaume 55, cette prière émouvante prend un tour plus chromatique dans la seconde partie : le chœur, en unissons dramatiques, dialogue avec la soliste, puis conclut sur un motif ascendant représentant l’envol de la colombe (« O könnt’ich fliegen wie Tauben dahin… »)

 

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